Les français champions du monde de la taxe !

Comme vous le savez, l’actualité automobile est plus qu’axée sur le changement de barème du nouveau malus éco pour les véhicules neufs. Le gouvernement n’a pas lésiné sur les moyens et n’est apparemment pas sensible à cette crise planétaire appelée COVID, 30 000€ supplémentaires seront à prévoir sur certains véhicules neufs en France.

Cette nouvelle taxe favorisera évidement le développement automobile français… Comment ? Vous me dites que… non… Ah bon !

Décidément la logique du gouvernement est rarement une logique compréhensive…

Surtout lorsque l’on sait que nos petits bolides sportifs représentent à peine 1% des ventes sur le territoire contre 31.4% de véhicules polluants encore roulants de plus 10 ans mais non soumis au malus ! (Source CCFA)

Eh oui, je vous parlais de logique à la française…

 

Pour information, une carte grise allemande ne dépasse pas 1000€ et ce, même pour la dernière Lamborghini SVJ neuve, étonnant. Nous suivons l’Allemagne comme exemple européen comme un toutou suit son maitre en laisse, mais apparemment pour ce qui est du malus le toutou prend soudain son indépendance.

Continuons dans notre logique à la française et prenons un exemple précis avec Ford.
Le géant américain déclare avoir vendu en France en 2020 seulement 600 Mustang contre 1145 l’année précédente, il va sans dire que ce score va bien évidement à nouveau s’alourdir en 2021.

 

Mais est-ce que la baisse des ventes engendrée par ce nouveau malus reste intéressant pour l’état ?

Est-ce un si bon calcul ?

Si d’un côté l’état prend de l’argent sur le malus, il y perd considérablement en TVA en raison de la baisse des ventes et pour preuve…

Revenons à Ford, en 2019, entre la TVA et le malus à 10 500€ la vente de Mustang rapporte à l’état 23.5 millions d’euros, avec l’augmentation du malus en 2020, seulement 18 millions d’euros soit un manque à gagner de 5 millions d’euros…

D’après notre étude, en 2021 l’écart se creuse à nouveau, l’état perdrait cette fois pas loin de 10 millions d’euros…

A être trop vorace, Bercy ne s’emmêlerait il pas les pinceaux ?