Réputée pour son confort et sa capacité à parcourir de très gros kilométrages, la Mercedes Classe E est une référence parmi les grandes routières allemandes. Découvrez son histoire, sa fiabilité, les versions intéressantes et les avantages d'une recherche sur le marché européen.
La Mercedes Classe E fait partie de ces voitures dont la réputation dépasse largement une génération ou une motorisation. Depuis plusieurs décennies, elle accompagne aussi bien les gros rouleurs que les professionnels, les taxis et les familles à la recherche d'une grande routière confortable. Une utilisation intensive qui a largement participé à son image de Mercedes capable d'accumuler les kilomètres.
Mais peut-on réellement qualifier la Mercedes Classe E d'indestructible ? Certaines générations ont effectivement démontré une longévité remarquable, à condition de choisir la bonne motorisation et surtout un exemplaire correctement entretenu.
Si la fiabilité constitue votre premier critère d'achat, nous vous invitons également à consulter notre article Quelle est la voiture qui a le moins de problèmes ?, dans lequel nous revenons sur plusieurs modèles particulièrement réputés pour leur endurance.
La gamme étant particulièrement vaste, les caractéristiques changent selon les générations et motorisations. Voici les principales données de la Classe E actuelle afin de situer le modèle.
| Caractéristique | Mercedes Classe E |
| Segment | Grande berline premium |
| Carrosseries | Berline, Break et All-Terrain selon version |
| Places | 5 |
| Longueur actuelle | Environ 4,95 m |
| Coffre de la berline thermique | Jusqu'à 540 litres |
| Transmission | Propulsion ou 4MATIC |
| Boîte | Automatique 9G-TRONIC |
| Motorisations | Essence, diesel et hybrides rechargeables |
| Architecture moteur | 4 ou 6 cylindres selon version |
| Principales concurrentes | BMW Série 5, Audi A6, Volvo S90 |
La génération actuelle mesure précisément 4 949 mm et la berline thermique propose jusqu'à 540 litres de coffre. La gamme conserve également une transmission aux roues arrière sur certaines versions et le système 4MATIC sur d'autres.
La Classe E ne porte officiellement cette appellation que depuis 1993, avec la série W124. Son histoire remonte pourtant beaucoup plus loin.
Mercedes rattache sa lignée aux grandes berlines de milieu et haut de gamme produites après-guerre, notamment la 170, les célèbres « Ponton », les W114/W115 puis la W123. Cette dernière est notamment devenue emblématique pour sa robustesse et son utilisation intensive comme taxi dans de nombreux pays.
La W124 arrive en 1984 et prend officiellement le nom de Classe E en 1993. Suivront ensuite les W210, W211, W212, W213 puis l'actuelle W214.
Ce n'est donc pas un modèle marginal dans l'histoire de Mercedes : le constructeur indiquait déjà avoir livré plus de 14 millions de berlines et breaks de cette lignée depuis 1946, ce qui en faisait sa famille de modèles la plus vendue historiquement.
C'est probablement la question la plus importante lorsqu'on envisage une Classe E d'occasion.
La réponse est globalement positive, mais il serait exagéré d'affirmer que toutes les Classe E sont « indestructibles ».
La réputation exceptionnelle du modèle vient notamment des anciennes générations diesel, dont certains exemplaires ont atteint des kilométrages extrêmement élevés. Les W123 et W124 ont notamment construit cette image de robustesse.
Sur les générations modernes, la voiture est devenue beaucoup plus complexe : boîte automatique sophistiquée, dépollution, électronique, aides à la conduite, suspension pneumatique sur certaines versions et hybridation sur les plus récentes.
Cette complexité ne signifie pas nécessairement mauvaise fiabilité, mais elle rend la qualité de l'entretien beaucoup plus importante.
Les données de l'ADAC apportent un indicateur intéressant sur les Classe E modernes.
Pour la Classe E, l'organisme allemand relève notamment 1,8 panne pour 1 000 véhicules immatriculés en 2023, contre 2,9 pour ceux de 2022, 4,3 pour 2021 et 6 pour 2020. Les véhicules plus anciens voient logiquement leur taux augmenter.
Ces chiffres ne permettent pas d'affirmer qu'une Classe E ne tombera jamais en panne. Ils montrent en revanche que les exemplaires récents obtiennent des résultats convaincants dans les statistiques d'assistance de l'ADAC.
C'est probablement dans ce domaine que la Classe E prend tout son sens.
Pour parcourir 30 000, 40 000 voire davantage de kilomètres par an, les versions diesel restent particulièrement intéressantes lorsque l'utilisation est majoritairement routière et autoroutière.
Les E 220 d constituent depuis longtemps un excellent compromis. Elles proposent suffisamment de puissance pour déplacer confortablement la voiture sans basculer dans les coûts d'utilisation des grosses motorisations.
Pour davantage de performances, les versions six cylindres diesel constituent une autre proposition particulièrement séduisante. Une ancienne E 400 d développait par exemple 340 ch et surtout 700 Nm de couple, ce qui illustre parfaitement la philosophie de grande routière de la Classe E.
Pour un usage davantage urbain ou mixte, une motorisation essence ou hybride rechargeable peut évidemment être plus cohérente.
Pour un achat d'occasion relativement récent, la W213 commercialisée à partir de 2016 constitue aujourd'hui une génération particulièrement intéressante.
Elle offre un bon équilibre entre modernité, confort, choix de motorisations et disponibilité sur le marché européen. Son âge permet également de trouver des véhicules ayant déjà subi une partie importante de leur décote.
La W212 précédente reste intéressante pour les acheteurs recherchant une Classe E plus simple et généralement moins chère. Sur ces voitures qui peuvent désormais afficher des kilométrages importants, l'historique devient cependant primordial.
L'actuelle W214 apporte davantage de technologies, une électrification plus importante de la gamme et un habitacle beaucoup plus numérique. Elle reste logiquement plus coûteuse sur le marché de l'occasion.
Sur une Classe E, acheter systématiquement celle qui affiche le moins de kilomètres n'est pas forcément la meilleure stratégie.
Une E 220 d ayant parcouru 120 000 km principalement sur autoroute avec un entretien Mercedes documenté peut être beaucoup plus rassurante qu'un exemplaire de 70 000 km dont l'historique est incomplet.
Il faut notamment regarder la régularité des vidanges, l'entretien de la boîte automatique, le système de dépollution sur les diesels, les trains roulants et le fonctionnement des nombreux équipements électroniques.
Sur les véhicules équipés d'une suspension pneumatique, son état mérite également une vérification particulière compte tenu du coût potentiel des réparations.
La Classe E n'a jamais réellement cherché à être la plus sportive de sa catégorie.
Mercedes privilégie traditionnellement le confort, l'insonorisation et la stabilité à haute vitesse.
C'est sur autoroute que la Classe E révèle probablement le mieux ses qualités : position de conduite confortable, excellente insonorisation, boîte automatique douce et comportement particulièrement stable.
Le break ajoute une dimension familiale supplémentaire. La Classe E Break actuelle offre par exemple 615 litres de coffre sur les versions thermiques concernées, tout en conservant une capacité de remorquage pouvant atteindre 2 100 kg selon la configuration.
La réputation de la Classe E auprès des gros rouleurs ne relève pas uniquement de l'image de marque.
Mercedes indiquait que huit propriétaires de Classe E Berline sur dix restaient chez Mercedes-Benz lors de l'achat de leur véhicule suivant. Le constructeur présente d'ailleurs historiquement la Classe E comme le « cœur de la marque ».
Sa popularité auprès des taxis a également joué un rôle considérable dans sa réputation. Dans de nombreux pays européens, les différentes générations de Classe E ont été utilisées professionnellement pendant des années avec des kilométrages que peu de particuliers atteindront au cours de la vie de leur voiture.
La Classe E est justement l'un des modèles qui se prêtent particulièrement bien à une recherche européenne.
L'Allemagne constitue naturellement un marché majeur, avec un choix considérable de motorisations, finitions et équipements. Mais il ne faut pas limiter la recherche à son pays d'origine : la Belgique, le Luxembourg, la Suède, l'Italie ou encore d'autres marchés européens peuvent également proposer de beaux exemplaires.
L'intérêt de l'import n'est pas seulement de rechercher un prix inférieur.
Sur une Classe E, disposer de plusieurs milliers d'annonces supplémentaires permet surtout d'être beaucoup plus exigeant sur la motorisation, l'historique, le kilométrage, les équipements et la configuration.
C'est particulièrement pertinent pour rechercher une E 220 d très bien équipée, une version 4MATIC, un Break ou une configuration moins répandue sur le marché français.
Chez Courtage Auto, nous pouvons élargir la recherche à plusieurs marchés européens afin de sélectionner une Classe E correspondant précisément aux critères du client.
Sur ce type de véhicule, notre attention porte notamment sur l'historique d'entretien, la cohérence du kilométrage, les documents, les équipements et l'état général de la voiture.
La Classe E étant très présente dans les flottes d'entreprise et chez les gros rouleurs, il est particulièrement important de savoir comment les kilomètres ont été parcourus et comment le véhicule a été entretenu.
Une fois le bon exemplaire identifié, Courtage Auto accompagne le projet dans les différentes étapes de la transaction, du contact avec le vendeur jusqu'au transport et aux formalités nécessaires à l'immatriculation en France.
L'objectif n'est donc pas simplement d'importer une Classe E moins chère, mais de profiter de l'immensité du marché européen pour trouver un meilleur exemplaire pour le budget disponible.