Voiture électrique : quelle durée de vie peut-on réellement attendre ?

Une voiture électrique peut-elle durer 10, 15 ou 20 ans ? Découvrez la durée de vie réelle des batteries, leur perte de capacité et les précautions à prendre avant d'acheter une électrique d'occasion.

Combien d’années peut-on garder une voiture électrique ?

Une voiture électrique peut-elle encore rouler après 10, 15 ou 20 ans ? Et surtout, faut-il s’attendre à remplacer sa batterie après quelques années ? La durée de vie reste l’une des principales interrogations avant de passer à l’électrique, notamment sur le marché de l’occasion.

Les données disponibles sont plutôt rassurantes. Une batterie de voiture électrique ne cesse pas brutalement de fonctionner après huit ou dix ans. Sa capacité diminue progressivement, avec des différences importantes selon le véhicule, son utilisation, le climat et les habitudes de recharge.

Alors, combien de kilomètres et combien d’années peut réellement durer une voiture électrique ?

Combien de temps peut durer une voiture électrique ?

Il n’existe pas de durée de vie universelle.

Comme pour une voiture thermique, une électrique peut être conservée pendant de nombreuses années si elle est correctement entretenue et si les réparations restent économiquement pertinentes.

La grande différence concerne sa mécanique.

Une voiture électrique ne possède pas de moteur thermique, d’embrayage, de système d’échappement ou encore de vidange moteur. Son groupe motopropulseur comporte moins de pièces mécaniques en mouvement.

Cela ne signifie pas qu’elle ne nécessite aucun entretien. Pneumatiques, suspensions, roulements, freins, climatisation, électronique ou batterie 12 V continuent de vieillir.

Mais l’élément qui détermine une grande partie de la valeur et des performances d’une électrique avec le temps reste sa batterie de traction.

Quelle est la durée de vie d’une batterie de voiture électrique ?

Il faut d’abord comprendre qu’une batterie ne passe généralement pas de « fonctionnelle » à « hors service » du jour au lendemain.

Elle perd progressivement une partie de sa capacité.

C’est ce que mesure le SOH, ou State of Health. Il correspond à la capacité que la batterie peut encore stocker par rapport à son état lorsqu’elle était neuve.

Prenons une batterie qui disposait initialement de 60 kWh utiles.

Avec un SOH de 90 %, elle dispose théoriquement d’environ 54 kWh de capacité restante. La voiture fonctionne toujours normalement, mais son autonomie est inférieure à celle qu’elle possédait lorsqu’elle était neuve.

Une dégradation moyenne de 2,3 % par an

Une étude apporte des données particulièrement intéressantes.

Elle analyse plusieurs années de données télématiques provenant de plus de 22 700 voitures électriques.

Résultat : la dégradation moyenne observée atteint environ 2,3 % par an.

On estime qu'à ce rythme moyen, une batterie conserverait environ 81,6 % de sa capacité initiale après huit ans.

Il ne faut toutefois pas transformer cette moyenne en règle absolue.

Certaines batteries vieillissent beaucoup plus lentement, d'autres plus rapidement. La chimie des cellules, la gestion thermique, la recharge et les conditions climatiques influencent fortement le résultat.

Surtout, une batterie à 80 % de SOH reste parfaitement utilisable.

Une électrique qui parcourait 500 km dans certaines conditions lorsqu'elle était neuve pourrait simplement ne plus offrir exactement la même autonomie plusieurs années plus tard.

Pourquoi les constructeurs garantissent-ils souvent les batteries pendant 8 ans ?

La durée des garanties constitue également un indicateur intéressant.

Chez Renault, par exemple, les batteries de traction des modèles E-Tech électriques sont garanties 8 ans ou 160 000 km, selon la première échéance atteinte. Renault garantit également le maintien d'au moins 70 % de la capacité initiale pendant cette période.

BMW applique également une garantie pouvant atteindre 8 ans ou 160 000 km sur la batterie haute tension de ses voitures électriques récentes et indique une capacité utilisable garantie d'au moins 70 % dans les conditions prévues pour les modèles concernés.

Ces garanties ne signifient évidemment pas que la batterie est conçue pour tomber en panne à 160 001 km.

Il s'agit d'une période de couverture constructeur.

Une batterie peut continuer à fonctionner bien au-delà de cette échéance, exactement comme un moteur thermique continue généralement de fonctionner après la fin de sa garantie.

Une voiture électrique peut-elle faire 200 000 ou 300 000 km ?

Oui.

Il n'existe pas de seuil mécanique à 160 000 ou 200 000 km qui empêcherait une électrique de continuer à rouler.

La véritable question devient plutôt : quelle capacité conservera sa batterie à ce kilométrage ?

Cela dépend beaucoup du modèle et de son utilisation.

Une voiture parcourant 25 000 km par an dans des conditions favorables peut parfaitement dépasser 200 000 km sans nécessiter le remplacement complet de sa batterie.

Et contrairement à une idée assez répandue, rouler beaucoup n'est pas nécessairement le principal facteur de vieillissement.

L'étude montre que l'utilisation intensive augmente la dégradation, mais dans une proportion relativement modérée. D'autres facteurs, notamment la recharge rapide à forte puissance et les températures élevées, peuvent avoir davantage d'influence.

Qu'est-ce qui use réellement une batterie électrique ?

Toutes les voitures électriques ne vieillissent pas de la même façon.

La recharge rapide utilisée très fréquemment

La recharge DC rapide est extrêmement pratique sur autoroute, mais elle sollicite davantage la batterie, notamment en raison des puissances et des températures impliquées.

Les données montrent que les véhicules utilisant régulièrement de la recharge rapide DC à plus de 100 kW peuvent atteindre environ 3 % de dégradation annuelle, soit approximativement deux fois le niveau observé sur des véhicules utilisant principalement des recharges de puissance plus faible.

Cela ne signifie pas qu'il faut éviter les bornes rapides.

Elles sont précisément conçues pour permettre les longs trajets. Mais lorsqu'une recharge lente ou intermédiaire suffit au quotidien, il n'est pas nécessaire de rechercher systématiquement la puissance maximale.

Les températures élevées

La chaleur accélère également certaines réactions chimiques responsables du vieillissement des cellules.

On observe une dégradation moyenne environ 0,4 point plus élevée par an dans les climats chauds que dans les climats tempérés.

Les systèmes modernes de gestion thermique permettent toutefois de mieux contrôler la température de la batterie.

Laisser constamment la batterie presque vide ou totalement chargée

Les batteries lithium-ion apprécient peu de rester très longtemps à des niveaux de charge extrêmes.

On observe notamment une accélération de la dégradation lorsque les véhicules passent une très grande partie de leur temps à des niveaux de charge particulièrement élevés ou faibles.

Il n'est donc pas nécessaire de recharger systématiquement à 100 % chaque soir lorsque l'autonomie quotidienne nécessaire est faible.

Les recommandations exactes dépendent cependant de la chimie de batterie et du constructeur : certaines batteries LFP tolèrent notamment mieux les charges complètes régulières.

Comment prolonger la durée de vie d'une voiture électrique ?

Il n'est pas nécessaire de transformer chaque recharge en calcul scientifique.

Quelques habitudes permettent néanmoins de préserver la batterie.

Pour un usage quotidien, mieux vaut respecter les recommandations du constructeur concernant les limites de charge et éviter de laisser inutilement le véhicule pendant de longues périodes à 0 ou 100 %.

La recharge rapide peut être utilisée lorsque cela est nécessaire, notamment en voyage, sans devenir obligatoirement le mode de recharge quotidien.

Il faut également maintenir le véhicule correctement entretenu. Même si une électrique demande moins d'entretien mécanique qu'une thermique, les pneumatiques, suspensions, freins, liquide de frein, climatisation et batterie 12 V doivent toujours être surveillés.

Enfin, les mises à jour et campagnes de rappel doivent être effectuées lorsque le constructeur les prévoit.

Une voiture électrique de 10 ans est-elle encore intéressante ?

Elle peut l'être, à condition de vérifier son état.

C'est précisément sur le marché de l'occasion que le SOH devient un indicateur particulièrement important.

Deux voitures du même modèle, de la même année et affichant le même kilométrage peuvent ne pas présenter exactement le même état de batterie.

Avant l'achat, il est donc intéressant de connaître, lorsque cela est possible :

  • le SOH ou la capacité restante de la batterie ;
  • l'autonomie réellement constatée ;
  • la garantie batterie restante ;
  • l'historique du véhicule ;
  • les éventuelles réparations ou campagnes de rappel ;
  • le fonctionnement de la recharge AC et DC.

Il faut également tenir compte de la technologie du véhicule. Une électrique ancienne équipée d'une petite batterie peut rester en excellent état mécanique, mais devenir moins adaptée aux usages actuels simplement parce que son autonomie et sa vitesse de recharge sont dépassées.

La durée de vie technique et la durée de vie correspondant à vos besoins ne sont donc pas forcément les mêmes.

Faut-il avoir peur d'acheter une électrique d'occasion ?

Pas davantage qu'une voiture thermique, mais les vérifications ne sont pas exactement les mêmes.

Sur une thermique, on s'intéressera beaucoup au moteur, à la distribution, au turbo, à l'embrayage ou à la boîte de vitesses.

Sur une électrique, l'attention se déplace principalement vers la batterie haute tension, l'électronique de puissance, la recharge et l'historique général du véhicule.

La garantie restante est également particulièrement intéressante.

Une électrique âgée de quatre ans et affichant 60 000 km peut, selon le constructeur et ses conditions, encore disposer de plusieurs années de couverture sur sa batterie.

C'est un élément à intégrer au moment de comparer deux occasions.

Pourquoi regarder les voitures électriques à l'étranger ?

Le marché européen de l'occasion électrique devient de plus en plus intéressant.

L'Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et les pays nordiques disposent notamment de nombreux véhicules électriques récents provenant de particuliers, d'entreprises ou de contrats de leasing.

Élargir sa recherche permet donc de comparer davantage de Tesla Model 3 et Model Y, BMW i4 et iX, Mercedes électriques, Volkswagen ID., Audi e-tron, Skoda Enyaq ou autres modèles.

L'objectif n'est pas nécessairement de trouver le prix affiché le plus faible.

Pour un même budget, l'import peut permettre de trouver une voiture plus récente, moins kilométrée, avec une batterie plus importante ou une meilleure configuration.

Sur une électrique d'occasion, cette recherche doit cependant être accompagnée de vérifications précises.

Importer une voiture électrique avec Courtage Auto

Chez Courtage Auto, nous pouvons rechercher une voiture électrique sur différents marchés européens en fonction du budget, de l'autonomie souhaitée, du modèle, de l'année, du kilométrage et des équipements recherchés.

Selon le véhicule, différents éléments peuvent être contrôlés : kilométrage, entretien, provenance, documents, historique, garantie restante et données disponibles concernant l'état de la batterie.

Cette étape est essentielle lorsqu'il s'agit d'une électrique d'occasion. Une voiture légèrement plus kilométrée mais possédant une batterie en excellent état et un historique parfaitement documenté peut être plus intéressante qu'un exemplaire moins kilométré mais difficile à retracer.

Courtage Auto accompagne ensuite le client pour sécuriser la transaction, organiser le transport jusqu'en France et prendre en charge les démarches nécessaires à l'immatriculation.




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