Importer une voiture d’Allemagne peut permettre d’accéder à davantage de véhicules, d’options et parfois à des prix plus intéressants qu’en France. Mais pour connaître la véritable rentabilité d’un import, tous les coûts doivent être pris en compte.
Importer une voiture d’Allemagne peut être rentable, mais l’intérêt d’un import ne se résume pas à trouver un prix affiché inférieur à celui pratiqué en France. Le marché automobile allemand est surtout intéressant par son ampleur : davantage de véhicules disponibles, un choix important de marques premium, de motorisations et d’équipements, et donc plus de possibilités de sélectionner un exemplaire correspondant précisément à ses critères.
BMW, Mercedes-Benz, Audi, Porsche ou Volkswagen sont évidemment particulièrement représentées, mais le marché allemand ne se limite pas aux constructeurs nationaux.
Pour déterminer si une voiture allemande représente réellement une bonne affaire, il faut comparer le prix du véhicule rendu et immatriculé en France, et non simplement le montant indiqué sur l’annonce.
Alors, dans quelles situations l’import depuis l’Allemagne est-il vraiment intéressant ?
L’Allemagne constitue depuis longtemps l’un des marchés privilégiés pour l’import automobile en France.
Sa proximité géographique facilite évidemment les transactions et le transport. Surtout, l’Allemagne possède un marché automobile particulièrement vaste.
Cette quantité d’annonces change complètement la manière de rechercher une voiture.
Lorsqu’un modèle précis n’est disponible qu’à quelques dizaines d’exemplaires en France, le marché allemand peut parfois en proposer plusieurs centaines, voire plusieurs milliers.
Cette profondeur de marché permet d’être beaucoup plus sélectif.
C’est probablement le premier avantage de l’import depuis l’Allemagne.
L’objectif n’est pas forcément de trouver une voiture qui n’existe pas en France, mais d’avoir davantage d’exemplaires du même modèle à comparer.
Prenons un automobiliste recherchant une BMW Série 3 Touring. Ses critères peuvent être relativement précis : 320d, finition M Sport, moins de 70 000 km, sièges chauffants, régulateur adaptatif, caméra, attelage et une couleur particulière.
Sur un marché limité, il devra probablement faire des compromis.
En élargissant la recherche à l’Allemagne, il augmente ses chances de trouver exactement cette combinaison.
C’est particulièrement intéressant pour les voitures dont la configuration influence fortement l’agrément et la valeur à la revente : BMW, Mercedes, Audi et Porsche, mais également les véhicules sportifs et premium en général.
Deux voitures du même modèle, de la même année et affichant un kilométrage similaire peuvent avoir des valeurs très différentes.
Pourquoi ?
Parce que les équipements comptent énormément.
Pack M Sport, transmission xDrive, sièges chauffants, toit panoramique, affichage tête haute, régulateur adaptatif, caméra 360°, système audio premium, attelage électrique ou encore suspensions spécifiques peuvent représenter plusieurs milliers d’euros d’options lors de l’achat neuf.
Le marché allemand offre souvent une grande diversité de configurations.
Les annonces actuelles de BMW 320 de 2023 en donnent un bon exemple : on trouve des véhicules équipés du Head-Up Display, Driving Assistant, caméra 360°, toit ouvrant, attelage, sièges chauffants ou encore chauffage stationnaire.
Un prix légèrement supérieur peut donc parfois cacher une voiture beaucoup plus intéressante.
Comparer uniquement deux prix sans comparer les équipements n’a pas beaucoup de sens.
Sans surprise, l’Allemagne devient particulièrement pertinente lorsqu’on recherche une voiture allemande.
Les BMW Série 3, Série 5, X3 ou X5, Mercedes Classe C, Classe E, GLC ou GLE, Audi A4, A6, Q5 ou Q7 et de nombreux modèles Porsche sont très représentés.
Cela permet de trouver différentes motorisations et finitions, mais également davantage de véhicules issus de flottes professionnelles ou de leasing.
Une voiture de société n’est d'ailleurs pas nécessairement une mauvaise occasion. Lorsqu’elle possède un entretien parfaitement documenté et qu’elle a principalement parcouru de longues distances, elle peut constituer une alternative intéressante à un véhicule particulier dont l’historique est moins transparent.
Encore une fois, l’historique doit primer sur le simple kilométrage.
C’est la grande question.
Et la réponse est : pas toujours.
L’idée selon laquelle toutes les voitures sont automatiquement moins chères en Allemagne est trop simpliste.
Sur certains modèles très répandus, l’écart avec la France peut être faible. Sur d’autres véhicules, une offre allemande plus importante peut créer davantage d’opportunités.
L’intérêt économique doit donc être calculé voiture par voiture.
Pour savoir si l’opération est intéressante, il faut partir du prix allemand et ajouter tous les coûts nécessaires pour obtenir une voiture prête à circuler en France.
La formule est plutôt simple :
Prix d’achat + transport + accompagnement éventuel + formalités + immatriculation + éventuel malus = coût réel de l’import
C’est ce résultat qu’il faut comparer à une voiture équivalente déjà disponible en France.
Une différence de 1 500 € sur l’annonce peut par exemple disparaître après les différents frais.
À l’inverse, une voiture allemande affichée au même prix qu’en France peut rester plus intéressante si elle possède 30 000 km de moins et plusieurs milliers d’euros d’équipements supplémentaires.
La rentabilité n’est donc pas uniquement financière.
Non.
L’Allemagne et la France appartenant toutes deux à l’Union européenne, l'achat d'un véhicule communautaire ne donne pas lieu aux formalités douanières applicables à un véhicule importé d’un pays extérieur à l’UE.
C’est l’un des grands avantages d’un import allemand par rapport à l’achat d’une voiture en Suisse, au Royaume-Uni, au Japon ou aux États-Unis.
Il reste néanmoins plusieurs démarches administratives à réaliser.
La fiscalité dépend notamment du statut du véhicule.
Pour la TVA intracommunautaire, un véhicule est considéré fiscalement comme neuf s’il a moins de six mois ou s’il a parcouru moins de 6 000 km. Dans cette situation, la TVA doit être acquittée dans le pays de résidence de l’acheteur, donc en France pour un résident français.
Pour une véritable voiture d’occasion, le traitement dépend notamment du statut du vendeur et du régime de TVA appliqué à la transaction.
Il ne faut donc jamais raisonner uniquement à partir d’un prix allemand affiché sans vérifier s’il s’agit d’un prix brut ou net et quel régime fiscal s’applique.
Pour un véhicule neuf ou d’occasion acheté dans un autre pays de l’Union européenne, un quitus fiscal doit être obtenu afin de procéder à son immatriculation en France.
Ce document permet notamment d’attester de la situation du véhicule au regard de la TVA.
Il fait donc partie des démarches classiques lors d’un import depuis l’Allemagne.
C’est une étape essentielle.
Avant le paiement, il faut notamment s’assurer de disposer des documents nécessaires à la transaction et à la future immatriculation française.
Le certificat d’immatriculation allemand, la facture ou le contrat de vente, les documents relatifs à la conformité et l’historique d’entretien doivent être contrôlés.
Pour l’immatriculation d’un véhicule provenant de l’Union européenne, le service public précise notamment qu’un certificat de conformité européen (COC) ou un document équivalent permettant d’établir la conformité communautaire peut être nécessaire. En l’absence des justificatifs adaptés, une réception à titre isolé peut devenir nécessaire.
Il est donc préférable de vérifier la situation administrative avant d’acheter, plutôt que de découvrir un problème lorsque la voiture est déjà en France.
Oui.
C’est l’un des points les plus importants à calculer avant l’achat d’une voiture puissante ou fortement émettrice de CO₂.
Le fait qu’une voiture soit d’occasion et déjà immatriculée en Allemagne ne signifie pas automatiquement qu’aucun malus ne sera dû lors de sa première immatriculation en France.
Pour un véhicule importé bénéficiant d’une réception européenne, le calcul du malus prend notamment en compte le barème correspondant à l’année de première immatriculation, avec les règles applicables aux véhicules d’occasion importés.
En 2026, le barème français peut atteindre 80 000 € pour les véhicules les plus émetteurs.
Sur une BMW 320d raisonnablement émettrice, le sujet est évidemment très différent de celui d’une BMW M3, d’un Mercedes-AMG G63 ou d’une Porsche fortement motorisée.
Sur ces dernières, le malus doit impérativement être estimé avant de comparer les prix France/Allemagne.
L’import automobile reste un achat à distance dans de nombreux cas.
Le principal risque est donc d’acheter une voiture sur la base d’une annonce séduisante sans avoir suffisamment vérifié son passé.
Kilométrage, accidents, entretien, provenance, identité du vendeur, documents, conformité, fiscalité et état général doivent être contrôlés avant la transaction.
Le prix extrêmement bas doit également alerter.
Sur un marché aussi vaste, les bonnes affaires existent. Mais une voiture très largement moins chère que tous les exemplaires comparables mérite une vérification approfondie, et non un paiement plus rapide.
Chez Courtage Auto, l’Allemagne constitue l’un des marchés que nous pouvons exploiter pour rechercher un véhicule correspondant précisément aux critères du client.
L’objectif n’est pas simplement de repérer l’annonce affichant le tarif le plus bas.
Nous pouvons comparer les véhicules disponibles selon leur prix, kilométrage, année, motorisation, équipements et historique, afin de déterminer les exemplaires réellement intéressants.
Une fois le véhicule identifié, les vérifications permettent notamment de contrôler son historique et ses documents avant la transaction.
Courtage Auto accompagne ensuite le projet pour la sécurisation de l’achat, le transport du véhicule vers la France ainsi que les démarches nécessaires à son immatriculation.