Décembre est souvent l’un des meilleurs mois pour négocier une voiture auprès d’un professionnel, mais l’été, janvier et les fins de trimestre peuvent également offrir de belles opportunités. Découvrez quand acheter selon le marché et le véhicule recherché.
Le prix d’une voiture ne dépend pas uniquement de son modèle, de son kilométrage ou de son état. Le moment choisi pour acheter peut également jouer sur le tarif, le choix disponible et la marge de négociation.
Fin d’année, périodes de déstockage, vacances d’été, renouvellement des modèles ou encore fins de trimestre : le marché automobile suit plusieurs cycles. Il n’existe pas de « mois magique » garantissant systématiquement le prix le plus bas, mais certaines périodes sont objectivement plus favorables aux acheteurs.
Alors, quel est le meilleur mois pour acheter une voiture ? Pour une transaction auprès d’un professionnel, décembre constitue souvent l’une des meilleures fenêtres. Mais selon le véhicule recherché, d’autres périodes peuvent être encore plus intéressantes.
S’il fallait retenir un seul mois, décembre serait probablement le plus stratégique, notamment pour acheter auprès d’un professionnel.
La raison est avant tout commerciale.
Les concessionnaires arrivent à la fin de leur exercice annuel et peuvent chercher à atteindre leurs objectifs de vente, réduire certains stocks et préparer l’année suivante.
Le phénomène peut également concerner les véhicules d’occasion vendus par des professionnels. Volkswagen indique que décembre redevient souvent stratégique, certains vendeurs souhaitant faire tourner leur stock et clôturer leur année.
Autre avantage : à l’approche des fêtes, l’achat d’une voiture n’est pas nécessairement la priorité de tous les ménages. Une demande moins forte sur certains segments peut donner davantage de poids à un acheteur prêt à conclure rapidement.
Décembre est donc particulièrement intéressant pour :
Il faut cependant rester prudent : un concessionnaire n’accordera pas automatiquement une remise simplement parce que nous sommes en décembre. Un modèle très demandé et disponible en faible quantité conservera un rapport de force favorable au vendeur.
Le calendrier annuel n’est pas le seul élément à prendre en compte.
Pour un achat auprès d’un professionnel, les derniers jours du mois peuvent être intéressants.
Les équipes commerciales travaillent souvent avec des objectifs périodiques. Lorsqu’un vendeur est proche de son objectif, conclure une transaction supplémentaire peut devenir plus important que quelques jours auparavant.
La Centrale recommande ainsi de surveiller les fins de mois et de trimestre pour l’achat d’un véhicule neuf, périodes durant lesquelles certains vendeurs peuvent disposer d’une marge commerciale plus importante.
La même logique est évoquée par Volkswagen sur le marché de l’occasion : lorsqu’un achat est déjà bien préparé, arriver en fin de mois ou de trimestre peut donner davantage de poids à la négociation.
Les périodes à surveiller sont donc particulièrement :
fin mars, fin juin, fin septembre et fin décembre.
Décembre cumule ainsi plusieurs facteurs favorables : fin de mois + fin de trimestre + fin d’année.
Janvier peut également réserver de bonnes opportunités.
Tous les véhicules que les professionnels souhaitaient écouler en décembre ne trouvent évidemment pas preneur. Certains restent donc disponibles au début de l’année suivante.
C’est notamment intéressant pour les véhicules neufs en stock, voitures de démonstration, véhicules déjà immatriculés ou occasions présentes depuis plusieurs semaines dans le parc d’un professionnel.
Le vendeur peut préférer libérer de la place plutôt que conserver encore plusieurs mois une voiture dont la valeur continuera à évoluer.
Il peut donc être pertinent de surveiller en janvier les annonces qui étaient déjà présentes en novembre ou décembre.
Une voiture affichée depuis longtemps constitue souvent une meilleure base de négociation qu’une annonce publiée la veille.
L’été est plus complexe, car les différentes études et professionnels du marché ne constatent pas tous exactement le même comportement.
Mais juillet et août peuvent créer de bonnes opportunités sur le marché de l’occasion, notamment lorsque l’activité commerciale ralentit pendant les vacances.
On note que la demande peut être moins vive durant cette période et que certains vendeurs deviennent alors plus souples.
Il faut toutefois distinguer les modèles.
Une décapotable ou un roadster peut, par exemple, susciter davantage d’intérêt avec l’arrivée des beaux jours. À l’inverse, certaines voitures moins saisonnières peuvent être plus faciles à négocier lorsque les acheteurs sont moins nombreux.
L’été n’est donc pas nécessairement le meilleur moment pour avoir le plus grand choix, mais il peut devenir une bonne période pour négocier un véhicule qui attend son acheteur.
La rentrée constitue une autre période importante du calendrier automobile.
Après l’été, le marché reprend de l’activité. Des véhicules sont remis en vente, les professionnels renouvellent leurs stocks et de nouvelles voitures arrivent sur le marché.
Pour l’acheteur, septembre peut donc être intéressant surtout du point de vue du choix disponible.
Mais davantage d’offres ne signifie pas nécessairement des prix plus faibles.
La demande repart elle aussi à la rentrée.
Il faut donc distinguer deux objectifs :
Pour obtenir davantage de choix : septembre et la rentrée peuvent être intéressants.
Pour maximiser la négociation : décembre ou certaines périodes plus calmes peuvent être plus favorables.
Il existe un événement parfois encore plus intéressant que la saison : l’arrivée d’une nouvelle génération d’un modèle.
Prenons un véhicule dont une toute nouvelle version vient d’être commercialisée.
La génération précédente ne devient évidemment pas mauvaise du jour au lendemain. Pourtant, elle perd une partie de son attractivité commerciale : design plus ancien, technologie précédente et perception d’un véhicule désormais « remplacé ».
Les concessionnaires peuvent également vouloir écouler leurs derniers exemplaires en stock pour faire de la place au nouveau modèle.
Sur le marché de l’occasion, le même phénomène apparaît progressivement : certains propriétaires souhaitent vendre leur ancienne génération pour passer à la nouvelle.
Pour un acheteur qui ne tient pas absolument à posséder la dernière version, la fin de carrière d’un modèle peut donc constituer une excellente période d’achat.
C’est particulièrement intéressant sur les véhicules premium, où le passage d’une génération à l’autre peut avoir une influence importante sur la valeur perçue.
La saisonnalité dépend également de la carrosserie recherchée.
Une Mazda MX-5, une BMW Z4 ou une Porsche Boxster attire naturellement davantage l’attention lorsque les beaux jours approchent.
Chercher ce type de véhicule en automne ou en hiver peut donc être pertinent, lorsque la demande est potentiellement moins importante.
Cela ne garantit pas une baisse automatique du prix, mais le rapport de force peut devenir plus favorable à l’acheteur lorsqu’un vendeur souhaite éviter de conserver sa voiture jusqu’au printemps suivant.
À l’inverse, certains SUV, 4x4 et véhicules équipés de quatre roues motrices peuvent susciter davantage d’intérêt lorsque l’hiver approche, particulièrement dans les régions montagneuses.
Si le modèle recherché est très demandé en hiver, commencer sa recherche plusieurs mois auparavant peut être plus judicieux.
Pour les voitures sportives, le calendrier est moins simple.
La rareté, la configuration, l’état et l’historique ont généralement davantage d’influence sur le prix que le mois de l’année.
Sur une Porsche 911, BMW M3, Audi RS6 ou Mercedes-AMG, mieux vaut parfois acheter immédiatement un exemplaire particulièrement bien configuré et correctement positionné plutôt que d’attendre décembre en espérant économiser quelques milliers d’euros.
Sur ce type de véhicule, la qualité de l’opportunité compte davantage que la saison.
Pour une voiture neuve, les périodes commerciales sont particulièrement importantes.
Fin de mois, fin de trimestre, fin d’année, opérations portes ouvertes et déstockage d’une génération sortante peuvent favoriser la négociation.
Sur une voiture d’occasion, le raisonnement doit davantage intégrer l’offre et la demande.
Le prix dépend du nombre de véhicules comparables disponibles, de l’ancienneté de l’annonce, du type de vendeur et de la popularité du modèle.
Un particulier qui vend sa voiture depuis trois mois peut ainsi être beaucoup plus disposé à négocier qu'un professionnel venant de recevoir le même modèle, quel que soit le mois.
C’est un point souvent oublié lorsque l’on cherche le meilleur mois pour acheter une voiture.
La période où les prix sont les plus négociables n’est pas nécessairement celle où l’offre est la plus abondante.
| Période | Principal intérêt |
| Janvier | Stocks restant de la fin d’année |
| Mars | Fin du 1er trimestre |
| Juin | Fin de trimestre et opérations commerciales |
| Juillet-août | Demande parfois plus calme sur l’occasion |
| Septembre | Marché plus actif et davantage de choix |
| Novembre | Début des opérations de fin d’année |
| Décembre | Déstockage et objectifs commerciaux |
| Fin de chaque mois | Potentiel de négociation chez les professionnels |
Ce calendrier doit rester un outil de recherche, et non une règle absolue.
Le meilleur moyen de profiter de la saisonnalité consiste à commencer les recherches avant d’avoir besoin de la voiture immédiatement.
Cela permet de suivre plusieurs exemplaires comparables pendant quelques semaines.
Si une voiture affichée 32 000 € passe à 30 500 €, puis reste encore plusieurs semaines en ligne, l’acheteur dispose d’informations beaucoup plus intéressantes pour négocier.
Il faut également comparer des véhicules réellement comparables : même année, motorisation, kilométrage, finition et niveau d’équipement.
Et surtout, ne pas se limiter au marché situé autour de chez soi.
Une recherche nationale, voire européenne, augmente considérablement le nombre d’annonces disponibles. Sur certaines marques allemandes ou certains modèles premium, regarder en Allemagne, Belgique, Luxembourg, Italie ou dans d’autres marchés européens peut permettre de trouver une configuration plus intéressante pour le même budget.
L’économie ne vient alors plus uniquement du calendrier : elle vient de la mise en concurrence d’un marché beaucoup plus large.
Chez Courtage Auto, nous pouvons élargir votre recherche à différents marchés européens et suisses afin de trouver une voiture correspondant précisément à vos critères.
Courtage Auto peut accompagner la recherche du véhicule, la vérification de son historique et de ses documents, la sécurisation de la transaction, son transport ainsi que les démarches nécessaires à son immatriculation en France.